A PROPOS DE NOUS

Enjeux

Dans un contexte où la faiblesse manifeste de l’Etat n’habilite pas celui-ci à réguler un secteur aussi complexe, des intérêts aussi divers que contradictoires, l’approche de la gouvernance des ressources minières doit nécessairement privilégier des mécanismes de dialogue et de concertation multiacteurs. D’où la conviction des partenaires, qu’une redistribution des rôles et des responsabilités serait nécessaire, par laquelle on admettrait que l’Etat ne saurait être le seul acteur du changement économique et social. Le combat contre la mauvaise gouvernance et les pratiques de corruption qui, depuis toujours, ont empêché que les ressources minières jouent véritablement le rôle de moteur du développement économique et social en RDC, nécessite des processus de concertation inclusifs de tous les acteurs de l’espace public.

Au Katanga, de plus en plus, les ONG s’impliquent dans la sensibilisation et l’éveil des populations, la dénonciation des pillages et la lutte contre la fraude. Evoluant souvent en ordre dispersé, les actions de ces ONG demeurent sans impact visible important. D’où la nécessité de se réunir qui a conduit certaines de ces ONG œuvrant dans le secteur minier de créer la POM/Katanga qui compte aujourd’hui 22 membres.

Vision

La plateforme ainsi constituée, se veut un espace fédérateur pour les OSC intervenant dans le secteur minier et un partenaire influent vis-à-vis des autres acteurs du secteur, notamment des décideurs des sphères publique et privée.

La POM/Katanga se veut « un espace de renforcement mutuel et de mise en commun des expériences, des informations et des initiatives, fondé sur le dialogue croisé entre les acteurs et capable de produire une réflexion et des propositions alternatives pour une meilleure gouvernance dudit secteur minier au Katanga ».

Mission

La POM/Katanga a l’ambition globale de « contribuer à l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, par le renforcement de la capacité de ses membres à intervenir efficacement dans le dialogue public sur le cadre institutionnel minier, et à promouvoir des modèles d’exploitation des mines et de redistribution des revenus miniers qui garantissent les valeurs et les principes d’équité et de durabilité ».

Valeurs et principes

Les participants ont convenu que les valeurs et principes produits tout au long du processus d’émergence de la plateforme, constituent le socle sur lequel ils bâtissent leur commun engagement à contribuer à transformer positivement la gouvernance du secteur minier au Katanga et ainsi participer à la construction nationale en RDC. Ces valeurs et principes expriment leur attachement à leur identité propre tout en restant solidaires à un projet de changement qui dépasse les capacités de chaque organisation prise individuellement ; ils traduisent la conscience que ces organisations ont de la fragilité de leur posture, entre apolitisme et nécessité de s’engager ; ils expriment aussi l’exigence que les membres du cadre de concertation ont de s’appliquer les mêmes principes et règles de gouvernance sur lesquels ils interpellent les autres acteurs.

L’unité dans la diversité: le repérage des spécificités de chaque organisation, mais en même temps la définition d’objectifs communs, le partage des connaissances et la conduite d’actions concertées.

L’apolitisme et l’objectivité: les OSC sont neutres. Les initiatives qu’elles conduisent doivent être exemptes de toute coloration partisane et avoir le souci d’améliorer la gouvernance du secteur. Ne pas servir les intérêts politiques partisans. La plateforme n’est un espace politique, mais elle s’intéresse à la politique et doit chercher à influencer positivement le pouvoir; même s’il n’est pas un tremplin pour y accéder. Les OSC ne visent pas la conquête du pouvoir. Mais elles sont en droit d’émettre des opinions sur les politiques.

Le respect de l’autre: c’est avoir le sens de l’écoute ; cela équivaut à la tolérance ; c’est tenir compte des intérêts des autres ; être capable de se transformer par les opinions des autres ; donner aux autres l’opportunité de se prononcer et leur accorder le temps nécessaire pour exprimer leur point de vue.

La transparence: entre les membres, la circulation, sans entrave, des informations est indispensable ; la culture de la délégation et de l’alternance dans les fonctions, doit être bien établie.

Cadre d’organisation et de fonctionnement

Les organisations membres de la POM/Katanga gardent chacune son indépendance et sa liberté d’action tout en convenant de travailler en synergie sur les activités définies conformément aux options stratégiques et axes d’intervention de la POM/Katanga

La POM/Katanga n’est pas une structure formelle. Sa structure actuelle comprend :

Une assemblée générale des membres : constituée par les points focaux de toutes les structures. C’est l’organe de décision. Des commissions ad hoc pourront être constituées selon les circonstances.
Une coordination : qui est l’organe de gestion et d’application des directives décidées par l’A.G et de mise en œuvre des activités de la POM. Elle est composée d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint et d’un secrétaire
Une commission de contrôle qui est l’organe de contrôle.
La POM/Katanga est dans sa phase actuelle une structure informelle selon la volonté des ses membres effectifs. En attendant sa formalisation, pour son bon fonctionnement, elle œuvre sous la couverture juridique du CRONGD/Katanga qui en assure l’ancrage institutionnel.